Le carnet de compte personnel. vous permet d'entrer dans le Jardin d’Echange Universel C'est une une idée de Daniel Fargeas, 666600 Vingrau, janvier 09
tél. 04 68 29 40 89,
Ce carnet nous permet de garder une trace de chaque échange et nous assure, en temps réel, de ne pas consommer plus que nous produisons. C’est le principe de "l’argent à faire soi-même”.
Autrefois, dans les LETS et les SELs à leur origine en 1994, la comptabilité des points était assurée par une comptabilité centrale. Un "comptable " des points était nécessaire. En proposant que chacun tienne ses compte sur un carnet de compte personnel, nous simplifions l'administration du réseau et faisons tomber les frontières. Un utilisateur français peut échanger au cours de ses voyages en France ou à l'étranger avec un autre utilisateur de carnet . Le J.E.U. se développe en plusieurs points en France et au Canada.
Le modèle utilisé jusqu'à présent est né il y a 10 ans. Il n'a pas changé depuis. Il me parait même étonnant que de nouvelles versions ne soient pas apparues. Il n'est pourtant pas sacrilège d'imaginer un modèle plus pratique et offrant la même sécurité dans la traçabilité de l'information. On peut même imaginer un modèle comme celui qui suit, facile à dessiner en trois ou quatre coups de stylo bille. Un modèle que des enfants à l'école peuvent s'approprier...
Aujourd'hui, voici ma proposition.
Prenons un carnet. Le format d'un carnet de chèques convient très bien (mais personne ne vous oblige à choisir un carnet de chèques, vous pouvez prendre n'importe quel vieux carnet). Le format du carnet de chèques est pratique parce qu'il se glisse dans la poche d’une chemisette, d'un veston ou d'un pantalon. C'est un format qui semble même plus pratique que le format "livret d'épargne" que j'avais choisi en 98.
Si vous avez un carnet de chèques, vous remarquerez que le dos des chèques est vierge ....
Traçons donc sur une page du carnet de notre choix; 2 traits verticaux et 1 trait horizontal
Nous obtenons ainsi 6 cases pour inscrire les 6 données qui caractérisent chaque échange:
1) Coordonnées du partenaire 2)Date et nature de l'échange 3)Montant de l'échange en chiffres
4) Solde du partenaire 5) Montant en toutes lettres 6) Solde perso. après l'échange
Dans les cases de droite 3) et 6) , on peut tracer quelques fines lignes verticales pour permettre d’aligner les chiffres des unités et des dizaines et éviter les erreurs de soustraction ou d’addition.
- Dans la case 1) on peut inscrire les téléphones, les adresses des mails, sites ou blogs du partenaire. Ces inscriptions nous offrent l'opportunité de prendre le temps de rencontrer notre partenaire. C’est souvent plus important que l’aspect matériel de l’échange. Pour les petits échanges qui ne justifient pas toute cette cérémonie des inscriptions , nous pourrons nous offrir le luxe de faire un cadeau ou de sortir une pièce en monnaie nationale de notre poche.
- Dans la case I , en bas à droite, on inscrit notre “solde après l’échange”. En repliant la feuille que nous avons précédemment rempli nous faisons coïncider le bas de cette feuille avec le haut de la feuille suivante et permettre à nos chiffres de s’aligner.
Ce nouveau carnet est pour moi l’occasion de rappeler que l’entrée dans le JEU est gratuite, il n’est pas possible de demander des frais d’inscription ou d’adhésion à quelqu’un quand on comprend que chacun fait de la monnaie comme il respire, à chaque échange et s’il en garde la trace. Compter n’est pas un privilège qui peut s’acheter. Nous sommes tous dans le J.E.U.
dès notre naissance simplement parce que nous sommes en vie, conscient, responsables de nos accords. On n'achète pas et on ne vend pas un droit de naissance.
Les inscriptions sont croisées. Chacun écrit dans le carnet de son partenaire.
Renoncons provisoirement à un échange sur un carnet mal tenu ou dont le solde est depuis trop longtemps négatif. La désinvolture dans la tenue d’un carnet permet de juger du niveau de compréhension et d’exigence de son propriétaire. Nous ne sommes pas obligé de faire des échanges dans l’urgence. Nous pouvons d’abord échanger nos carnets, faire connaisance en commentant les diverses opérations qui y sont inscrites. Ce carnet porte l'histoire de son propriétaire .... Aidons plutôt patiemment le partenaire à mettre de l’ordre dans ses écritures et dans l’équilibre de ses échanges. En attendant, il est possible de lui faire un cadeau ou utiliser une autre monnaie qui ne nécessite pas d’écriture dans le carnet du JEU...
Ce carnet est un document public, par définition puisqu'il est fondé sur toute la solidarité du groupe..
La case “Solde du partenaire” est très importante: 1) elle permet de retrouver notre solde en cas de perte ou vol de notre carnet (en contactant notre dernier partenaire), 2) elle permet de nous assurer que nous respectons la règle essentielle dans le JEU: “pas d’échange avec un carnet du JEU si l’échange met le partenaire en solde négatif”. Un échange privé de gré à gré reste possible dans ce cas. Je recommande de ne pas intervenir sur le carnet du JEU quand le solde personnel ou celui du partenaire risque de devenir négatif.
Dans certains groupes comme au Québec, des soldes négatifs sont pratiqués. Le niveau de conscience et d’éthique semble permettre un consensus tacite pour que le groupe adapte sa consommation à sa production.
Sur le carnet initial j'avais indiqué en très petit caractère (corps 5 ou 6) les légendes correspondantes à chaque case. Une solution consisterait maintenant à imprimer ces légendes sur un volet repliable de la couverture du carnet. Un volet qui serait toujours visible.
Vos commentaires sont très bienvenus et vous permettent de contribuer à l’élaboration du système JEU. Merci à l’avance pour votre participation. Vous pouvez également me téléphoner au 04 68 29 40 89.
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Affichage des articles dont le libellé est monnaie associative. Afficher tous les articles
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vendredi 16 janvier 2009
mardi 22 avril 2008
Les Réseaux d’échange, pourquoi, comment?
Le concept de monnaie associative pointe le bout de son nez en 1994, dans un article que j'ai écrit sous le titre "Argent associatif, faites-le vous-même."
(Vous pouvez me téléphoner au 04 68 29 40 89 pour recevoir une copie papier).
Cet article ne donnait pas la recette ou le mode d'emploi pour gérer un réseau d'échange associatif en bon père de famille. Voici quelques notions pratiques....
Les Réseaux d’échange, pourquoi, comment?
(Vous pouvez me téléphoner au 04 68 29 40 89 pour recevoir une copie papier).
Cet article ne donnait pas la recette ou le mode d'emploi pour gérer un réseau d'échange associatif en bon père de famille. Voici quelques notions pratiques....
Les Réseaux d’échange, pourquoi, comment?
Pourquoi?
Parce que nous devons apprendre à gérer nous-même nos ressources, nos enthousiasmes, notre temps disponible. La gestion des unités est essentielle, ce sont nos premiers pas dans la gestion d'une monnaie associative. n'est-il pas puérile de protester de l'omniprésence des financiers mondiaux dans nos affaires?
Les modèles étrangers.
- Aux états-Unis nous avons le réseau “Ithaca Hours” fondé par Paul Glover en 1991. Son livre Home Town Money” est sous titré: Comment apporter la prospérité à votre communauté avec une monnaie locale. Aux États-Unis nous avons aussi les “Time Dollars” . Un Kit de démarrage est disponible avec présentation vidéo du fondateur Edgar Cahn.
- En Amérique latine nous trouvons la “Red Global”, le Réseau Global créé sur le modèle Ithaca et la “Tlaloc moneda” au Mexique
- En Suisse le "Cercle Wir" est créé en 1934 par deux artisans pour faire face à la crise économique. Une “banque Wir” émet des chèque à deux entrées pour payer en monnaie Wir et en francs suisses. Les 2/3 des petits artisans et commerçants suisses participent aujjourd'hui à ce système.
- En Bavière les monnaies alternatives comme le “Chiemgauer” fondé par “Christian Gelleri” en 2003, éclosent un peu partout (22 existent déja en 2007, 34 en projet). 600 magasins participent à ce réseau en 2007. Intéressantes pistes et articles sur le site mig76fr.wordpress.com/
En France, depuis 1994, les SELs sont calqués sur le principe des “LETS” anglais, les “Local Exchange trading Systems” créés par “Michael Linton” en 1982. Le premier SEL fondé en 1994 en Ariège, comprend prés de 1000 participants, 2 à 3 ans plus tard. Le niveau de vie des adhérents augmente et chacun y gagne aussi en dignité. Les échanges sont d’abord dopés comme dans toute société où l’on introduit une monnaie abondante. Les unités de valeur (quelque soit leur nom, grains, truffes, cailloux...,) mettent de l’huile dans les échanges et les relations. Puis au bout de 4 ou 5 ans, ce beau mécanisme commence à se gripper. Aujourd’hui le SEL de l’Ariège est passé à 30 partenaires. Pourquoi?
Qu’est-ce qu’une unité?
Les unités sont comme des tickets, des promesses de consommation. Alors qu’un ticket de bus permet seulement de consommer du bus, une unité de valeur dans un SEL permet de consommer n'importe quelle richesse ou service disponible dans le réseau. C’est un symbole de consommation universelle (comme n'importe quelle monnaie classique). Encore faut-il que les richesses soient là. S’il n’y a pas de bus au rendez-vous (en grève, trop peu nombreux, pas réparés ni remplacés, ou bloqués par un encombrement), on peut avoir pleins de tickets dans la poche, on est quand même obligé d’aller à pied. Dans un réseau d’échange, dans un SEL, c’est exactement la même situation. En effet, dans les SELs français la rèle est que les unités de consommation (les crédits) naissent des débits. C’est un peu ce qui se passe dans la société orthodoxe (de l’Euro ou du dollar) où ce sont les découverts et les prêts qui apportent des unités monétaires dans le système. Mais dans le système orthodoxe, ces prêts sont rigoureusement contrôlés. Toutes sortes de mesures de régulation, de garanties, de lois financières ou civiles, de tribunaux, de prisons sont mis en place pour permettre le retour des unités prêtées.
Par contre dans les SELs, les débits,les soldes négatifs sont autorisés et même encouragés. On est en face d’une destruction de richesse permanente (une salade consommée est une salade détruite). Les unités “négatives” représentent de la richesse réellement produite puis consommée et détruite.L’ennui, c’est que quelqu’un augmente son crédit en même temps. Il se met à accumuler des unités sur son compte. Il accumule des chiffres, des unités “positives” qui représentent un droit symbolique de consommation future
Pour avoir une ”photo” de ce qui se passe dans un SEL au bout de quelques années, groupons tous les débits (tous les soldes négatifs) d’un coté. On obtient une grosse masse de consommation donc de destruction de richesses. Du coté des soldes positifs, en exacte proposition, on obtient une belle addition de chiffres. Plus le réseau se développe plus ces masses grossissent. Les porteurs d’unités se retrouvent avec plein de chiffres positifs sur leur compte avec en face le groupe des consommateurs, et au milieu, de moins en moins de richesses disponibles.
La mort lente des SELs en France
Vous devinez la suite. Les possesseurs d’unités commencent à trouver que les services sont de plus en plus difficiles à obtenir. Leur enthousiasme à produire des biens et services, commence à s’émousser. Avec cet enthousiasme qui s’envole, c’est toute la richesses potentielle du réseau qui s’effrite. Ces “producteurs” suspendent leurs services en espérant d’abord consommer la richesse qu’autorisent leurs unités accumulées.
Ce processus d’essoufflement est difficile à repérer. Il est masqué d’une part, par l’arrivée de nouveaux adhérents “tout feu, tout flamme”. D’autre part, le temps de réaction est variable pour chacun. L’éternel méfiant s’arrête de produire quand il dispose de 500 unités tandis que l’éternel optimiste, peut s’arrêter de produire quand il atteint 40.000 unités. De leur coté, les personnes débitrices ne se mettent pas comme par enchantement à produire. Pour elles aussi, l’accès aux services se fait plus difficile. Elles hésitent à renouveler leur cotisation. Puis, quand elles sont exclues et rayées des listes pour défaut de paiement de cotisation, vexées par cette exclusion, elles ne pensent évidement plus à leur dette vis à vis du réseau.
Dans les petits SELs,(de 30 à 50 participants) les échanges se font “à la bonne franquette” et sont très peu comptabilisés. Il n’y a évidement que très peu de création d’unités et l’équilibre entre création d’unités et création de richesses n’est pratiquement pas menacé.
Depuis 2004 (première version de ce texte) certains SELs commencent à limiter les débits. Il faudra peut-être encore un peu de temps pour que tous admettent que les SELs orthodoxes c’est à dire toujours fidèles au modéle ”LETS”, ressemblent à une machine à transformer de la richesse en unités de plus en plus dévaluées. En comprenant ce lent et inéluctable mécanisme d’autodestruction nous pourrons désamorcer cette bombe à retardement qui fait sauter les SELs.
Apprenons à contrôler l’émission des unités.
Ces unités de consommation devront évidement être émises parallèlement à la production des richesses et non pas parallèlement à leur destruction.
Puisque qu’il y a trop d’unités SEL en circulation en France, ne continuons pas à en créer encore plus, supprimons d’abord les débits. Si l’équilibre richesses-unités redevient normal, on pourra à nouveau autoriser l’injection d’unités dans le système.
Soit en réintroduisant prudemment les débits (qui est une méthode de création d'unité très valable si elle est ajustée à la montée des richesses disponibles) ou par d’autres méthodes de création d’unités, comme celles qui ont fait leurs preuves dans le réseau Ithaca (prêts gratuits, bourses accordées à des associations caritatives qui apportent une richesse sociale depuis longtemps, crédits individuels accordés en échange du maintien d’un service essentiel pour une durée de plusieurs mois). L’ajustement des unités injectées dans le réseau peut être réglé par un mécanisme déja utilisé dans le réseau Ithaca. Une petite visite à “Ithaca Money” (au nord de New York) ne serait pas du luxe.
Quelques suggestions pour améliorer les SELs
1) Décider de supprimer les soldes négatifs, puis procéder à des injections prudentes d’unités dans le système proportionnellement à l’augmentation de la richesse collective.
2) Trouver un mode de gestion simplifié. Bien distinguer les principales fonctions d’un réseau d’échange, peut nous aider à y voir plus clair:
a) La comptabilité des unités.
Attribuer à chaque partenaire un carnet de compte individuel. Ce carnet permet de mettre l’individu au centre et les comptes sont tenus en temps réel. Il n’y a plus d’excuse pour passer en solde négatif. Deuxième avantage: sans centre comptable, il n’y a plus de frontières entre les différents réseaux. Les amoureux de la bureaucratie se reconvertissent en gentils contrôleurs de carnets dans les bourses d’échange (Il faut en effet responsabiliser chacun, l’inviter à remplir correctement son carnet et chasser le dilettantisme). Chacun peut alors échanger avec un autre partenaire à l’autre bout de la France ou du monde, muni d’un carnet de compte semblable.
b) La gestion des cotisations associatives, les C.A. les assemblées générales...peuvent aussi être supprimées si l’on supprime le statut d’association et les adhésions qui vont avec. On fait rentrer l’argent nécessaire à la publication du bulletin de liaison en vendant ce bulletin au numéro, en Euros ou en finançant ce bulletin par des annonces (comme à Ithaca), il est accessible à tous comme tout journal local, dans les biocoop et en libre participation comme en Suisse..
c) La publication du bulletin de liaison local
ou des annuaires ou catalogues de services (les offres et demandes; intérêts, projets..) peut être assurée par une seule personne compétente ou une équipe restreinte comme le comité de rédaction de n’importe quel journal. Ce bulletin de liaison est géré en Euros, avec un simple statut associatif. Les échanges sont stimulés si les annonces de nos bulletins de liaison sont assez séduisantes pour nous donner envie de nous rencontrer.
d) L’organisation des rencontres
ou marchés ou chantiers collectifs ouverts à tous est confiée à un organisateur de rencontres compétent. Avec fréquence mensuelle, dates et lieux faciles à retenir et connues de tous, elles regroupent sur 3-4 heures ou une journée: un marché, un repas avec panier tiré du sac, une présentation et un débat sur les projets futurs. Chacun peut ainsi trouver une motivation pour venir à la fête.
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