Le carnet de compte personnel. vous permet d'entrer dans le Jardin d’Echange Universel C'est une une idée de Daniel Fargeas, 666600 Vingrau, janvier 09
tél. 04 68 29 40 89,
Ce carnet nous permet de garder une trace de chaque échange et nous assure, en temps réel, de ne pas consommer plus que nous produisons. C’est le principe de "l’argent à faire soi-même”.
Autrefois, dans les LETS et les SELs à leur origine en 1994, la comptabilité des points était assurée par une comptabilité centrale. Un "comptable " des points était nécessaire. En proposant que chacun tienne ses compte sur un carnet de compte personnel, nous simplifions l'administration du réseau et faisons tomber les frontières. Un utilisateur français peut échanger au cours de ses voyages en France ou à l'étranger avec un autre utilisateur de carnet . Le J.E.U. se développe en plusieurs points en France et au Canada.
Le modèle utilisé jusqu'à présent est né il y a 10 ans. Il n'a pas changé depuis. Il me parait même étonnant que de nouvelles versions ne soient pas apparues. Il n'est pourtant pas sacrilège d'imaginer un modèle plus pratique et offrant la même sécurité dans la traçabilité de l'information. On peut même imaginer un modèle comme celui qui suit, facile à dessiner en trois ou quatre coups de stylo bille. Un modèle que des enfants à l'école peuvent s'approprier...
Aujourd'hui, voici ma proposition.
Prenons un carnet. Le format d'un carnet de chèques convient très bien (mais personne ne vous oblige à choisir un carnet de chèques, vous pouvez prendre n'importe quel vieux carnet). Le format du carnet de chèques est pratique parce qu'il se glisse dans la poche d’une chemisette, d'un veston ou d'un pantalon. C'est un format qui semble même plus pratique que le format "livret d'épargne" que j'avais choisi en 98.
Si vous avez un carnet de chèques, vous remarquerez que le dos des chèques est vierge ....
Traçons donc sur une page du carnet de notre choix; 2 traits verticaux et 1 trait horizontal
Nous obtenons ainsi 6 cases pour inscrire les 6 données qui caractérisent chaque échange:
1) Coordonnées du partenaire 2)Date et nature de l'échange 3)Montant de l'échange en chiffres
4) Solde du partenaire 5) Montant en toutes lettres 6) Solde perso. après l'échange
Dans les cases de droite 3) et 6) , on peut tracer quelques fines lignes verticales pour permettre d’aligner les chiffres des unités et des dizaines et éviter les erreurs de soustraction ou d’addition.
- Dans la case 1) on peut inscrire les téléphones, les adresses des mails, sites ou blogs du partenaire. Ces inscriptions nous offrent l'opportunité de prendre le temps de rencontrer notre partenaire. C’est souvent plus important que l’aspect matériel de l’échange. Pour les petits échanges qui ne justifient pas toute cette cérémonie des inscriptions , nous pourrons nous offrir le luxe de faire un cadeau ou de sortir une pièce en monnaie nationale de notre poche.
- Dans la case I , en bas à droite, on inscrit notre “solde après l’échange”. En repliant la feuille que nous avons précédemment rempli nous faisons coïncider le bas de cette feuille avec le haut de la feuille suivante et permettre à nos chiffres de s’aligner.
Ce nouveau carnet est pour moi l’occasion de rappeler que l’entrée dans le JEU est gratuite, il n’est pas possible de demander des frais d’inscription ou d’adhésion à quelqu’un quand on comprend que chacun fait de la monnaie comme il respire, à chaque échange et s’il en garde la trace. Compter n’est pas un privilège qui peut s’acheter. Nous sommes tous dans le J.E.U.
dès notre naissance simplement parce que nous sommes en vie, conscient, responsables de nos accords. On n'achète pas et on ne vend pas un droit de naissance.
Les inscriptions sont croisées. Chacun écrit dans le carnet de son partenaire.
Renoncons provisoirement à un échange sur un carnet mal tenu ou dont le solde est depuis trop longtemps négatif. La désinvolture dans la tenue d’un carnet permet de juger du niveau de compréhension et d’exigence de son propriétaire. Nous ne sommes pas obligé de faire des échanges dans l’urgence. Nous pouvons d’abord échanger nos carnets, faire connaisance en commentant les diverses opérations qui y sont inscrites. Ce carnet porte l'histoire de son propriétaire .... Aidons plutôt patiemment le partenaire à mettre de l’ordre dans ses écritures et dans l’équilibre de ses échanges. En attendant, il est possible de lui faire un cadeau ou utiliser une autre monnaie qui ne nécessite pas d’écriture dans le carnet du JEU...
Ce carnet est un document public, par définition puisqu'il est fondé sur toute la solidarité du groupe..
La case “Solde du partenaire” est très importante: 1) elle permet de retrouver notre solde en cas de perte ou vol de notre carnet (en contactant notre dernier partenaire), 2) elle permet de nous assurer que nous respectons la règle essentielle dans le JEU: “pas d’échange avec un carnet du JEU si l’échange met le partenaire en solde négatif”. Un échange privé de gré à gré reste possible dans ce cas. Je recommande de ne pas intervenir sur le carnet du JEU quand le solde personnel ou celui du partenaire risque de devenir négatif.
Dans certains groupes comme au Québec, des soldes négatifs sont pratiqués. Le niveau de conscience et d’éthique semble permettre un consensus tacite pour que le groupe adapte sa consommation à sa production.
Sur le carnet initial j'avais indiqué en très petit caractère (corps 5 ou 6) les légendes correspondantes à chaque case. Une solution consisterait maintenant à imprimer ces légendes sur un volet repliable de la couverture du carnet. Un volet qui serait toujours visible.
Vos commentaires sont très bienvenus et vous permettent de contribuer à l’élaboration du système JEU. Merci à l’avance pour votre participation. Vous pouvez également me téléphoner au 04 68 29 40 89.
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vendredi 16 janvier 2009
samedi 18 octobre 2008
Denis Bloud communique
De: dbloud@free.fr. Objet: Nouvelle page http://dbloud.free.fr/monnaie.htm - L'imposture monétaire : les solutions physiocratiques de Douglas, Duboin et Gesell
Date: 17 octobre 2008 13:06:23 GMT+02:00
À: dbloud@free.fr
L'imposture monétaire : les solutions physiocratiques de Douglas, Duboin et Gesell
Le texte ci-dessus est fondé sur les références cliquables suivantes :
Nos retraites et nos industries ne doivent plus dépendre des états d’âme des
spéculateurs, dont le « marché » est la grande cour de récréation. Les
actions doivent être cotées objectivement par des indices comptables reflétant leur valeur réelle. Les banques ne sont pas nécessaires afin de créer la monnaie et le crédit, comme l’avaient démontré autrefois Jacques Duboin (l’Economie distributive), Silvio Gesell (l’Economie franche) et Clifford Douglas (le Crédit social) dans le prolongement de la thèse physiocratique du médecin François Quesnay, pour lequel la richesse est le sang de la nation. En voici trois exemples historiques : la
création des assignats entre 1791 et 1797 a non seulement empêché la faillite de l'État français mais contribué à la réduction de la dette et permis de trouver l'argent nécessaire au financement de la guerre.
- Lincoln n’a pu vaincre les Sudistes qu’en créant ses « Greenbacks» gagés sur le trésor public, avant d’être assassiné en 1865 par les banquiers de l’époque, qui voulaient lui
prêter à un taux compris entre 24 % et 36 % !
- John Kennedy n’a pu lancer son programme social en 1963 qu’en créant également une monnaie d’Etat qui disparut –comme par hasard- dès son assassinat six mois plus tard.
- Dans un article du quotidien Le Monde (du 25/10/1988), Maurice Allais , prix Nobel 1988 d’économie, déclare qu’il n’y a pas de différence aujourd’hui entre le métier de faux-monnayeur et celui de banquier. Peut-on être plus clair?
La solution distributive de Jacques Duboin
- Un premier diaporama (2 Mo) montre l’imposture de la monnaie scripturale créée ex nihilo par les banques privées et constituant 90 % de la masse monétaire en circulation (attendre la fin du téléchargement avant de cliquer). La 3e diapo affiche une lettre de lecteur parue sous mon nom dans la TG du mardi 19 octobre 1989 : près de 20 ans après cette lettre, le message reste le même. Sera-t-il mieux compris aujourd’hui ?
- Le deuxième diaporama (38 diapos – 4,5 Mo) affiche une excellente bande dessinée expliquant la solution de l’Economie distributive selon Jacques Duboin
(ancien Secrétaire d’Etat aux Finances).
Vidéos explicatives
- http://www.dailymotion.com/relevance/search/annunakis/vid...
(« Le Dollar et la Banque centrale » - 14min)
- http://www.dailymotion.com/video/xryjf_le-jeu-de-largent-...
(« Le Jeu de l’Argent » - 46 min)
- http://www.vimeo.com/1711304?pg=embed
&sec=1711304 («L’argent-dette » – film de Paul Grignon – 52 min)
Diaporama de 45 dessins expliquant la titrisation des "sub-primes":
http://picasaweb.google.com/rue89.com/Babasubprime?pli=1#...
(mise à jour du vendredi 17 octobre 2008)
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Date: 17 octobre 2008 13:06:23 GMT+02:00
À: dbloud@free.fr
L'imposture monétaire : les solutions physiocratiques de Douglas, Duboin et Gesell
Le texte ci-dessus est fondé sur les références cliquables suivantes :
Nos retraites et nos industries ne doivent plus dépendre des états d’âme des
spéculateurs, dont le « marché » est la grande cour de récréation. Les
actions doivent être cotées objectivement par des indices comptables reflétant leur valeur réelle. Les banques ne sont pas nécessaires afin de créer la monnaie
création des assignats
- Lincoln n’a pu vaincre les Sudistes qu’en créant ses « Greenbacks
prêter à un taux compris entre 24 % et 36 % !
- John Kennedy n’a pu lancer son programme social en 1963 qu’en créant également une monnaie d’Etat
- Dans un article du quotidien Le Monde (du 25/10/1988), Maurice Allais
La solution distributive de Jacques
- Un premier diaporama
- Le deuxième diaporama
Vidéos explicatives
- http://www.dailymotion.com/relevance/search/annunakis/vid...
- http://www.dailymotion.com/video/xryjf_le-jeu-de-largent-...
- http://www.vimeo.com/1711304?pg=embed
Diaporama de 45 dessins expliquant la titrisation des "sub-primes":
http://picasaweb.google.com/rue89.com/Babasubprime?pli=1#...
(mise à jour du vendredi 17 octobre 2008)
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vendredi 5 septembre 2008
Merci pour le film "La Double Face de la Monnaie"
Je viens de recevoir le film "La Double Face de la monnaie" produit par Vincent Gaillard et Jérôme Polidor, 25 rue de Meaux , 75019 PARIS, 01 42 45 11 05 ou 06 83 18 62 19, ou www.lamare.org, ou http://mareauxcanards.ouvaton.org/, ou lamare@no-log.org, Jérôme dirige les éditions La Mare aux Canards, et publie en DVD ce film d’une heure : “La Double Face de la Monnaie”. Félicitations. C'est un très bon film. Tous les réseaux d'échange devraient vous l'acheter. Pour 18 Euros, port compris, c'est un cadeau.
Maintenant passons aux suggestions:
- Tous les intervenants sont parfaits, à part peut-être Bernard Leater, l'homme à la chemise bleue foncée, que je n'ai pas très bien compris.
- L'intervention de Pascale Delille par exemple : "L'entraide fait concurrence au travail comme le soleil fait concurrence à la chandelle...." est vraiment géniale.
- j'ai cru comprendre que c'était Eloïsa une des principales animatrices du réseau d’argentine qui parlait à la fin du film, mais j'ai pas vu son nom mentionné. Il eut été intéressant de mentionner que le réseau d’argentine s’est inspiré du réseau Ithaca (qui lui est toujours en pleine forme) pour ensuite diverger et se dissoudre presque complètement dans des querelles internes ....
- Il était possible de signaler que le banques du temps (ou Time dollars dont on voit un logiciel) étaient crées par Edgar Cahn à Washington. Voir http://timebanks.blogspot.com/ et dont le principal slogan est "We need each other" ("nous avons besoin les uns des autres")
- Si vous voulez faire une suite à ce film, il y a en Europe le "Cercle WIR" fondé en Suisse en 1934 par deux artisans et qui fonctionne toujours.
- Et un peu plus loin le système Ithaca hours, une ville au Nord de New York fondé par un authentique Ecolo (qui circule à vélo, même les jours de pluie): Paul Glover. Info sur >http://en.wikipedia.org/wiki/Ithaca_Hours<
- J'ai moi-même inventé un système qu'on appelle JEU (Jardin d'Echange Universel) dont je décris quelques facettes sur >http://www.monnaiesassociatives.blogspot.com/ < et qui commence à s'implanter en France et au Québec. On découvre et l'on comprend avec le JEU que chacun peut faire de l'argent soi-même en tenant ses comptes sur un petit carnet personnel. Le JEU apporte même quelques améliorations aux SELs en démontrant que l'on doit apprendre à maîtriser la création des unités d'échange et l'ajuster à la création des richesses.
Maintenant passons aux suggestions:
- Tous les intervenants sont parfaits, à part peut-être Bernard Leater, l'homme à la chemise bleue foncée, que je n'ai pas très bien compris.
- L'intervention de Pascale Delille par exemple : "L'entraide fait concurrence au travail comme le soleil fait concurrence à la chandelle...." est vraiment géniale.
- j'ai cru comprendre que c'était Eloïsa une des principales animatrices du réseau d’argentine qui parlait à la fin du film, mais j'ai pas vu son nom mentionné. Il eut été intéressant de mentionner que le réseau d’argentine s’est inspiré du réseau Ithaca (qui lui est toujours en pleine forme) pour ensuite diverger et se dissoudre presque complètement dans des querelles internes ....
- Il était possible de signaler que le banques du temps (ou Time dollars dont on voit un logiciel) étaient crées par Edgar Cahn à Washington. Voir http://timebanks.blogspot.com/ et dont le principal slogan est "We need each other" ("nous avons besoin les uns des autres")
- Si vous voulez faire une suite à ce film, il y a en Europe le "Cercle WIR" fondé en Suisse en 1934 par deux artisans et qui fonctionne toujours.
- Et un peu plus loin le système Ithaca hours, une ville au Nord de New York fondé par un authentique Ecolo (qui circule à vélo, même les jours de pluie): Paul Glover. Info sur >http://en.wikipedia.org/wiki/Ithaca_Hours<
- J'ai moi-même inventé un système qu'on appelle JEU (Jardin d'Echange Universel) dont je décris quelques facettes sur >http://www.monnaiesassociatives.blogspot.com/ < et qui commence à s'implanter en France et au Québec. On découvre et l'on comprend avec le JEU que chacun peut faire de l'argent soi-même en tenant ses comptes sur un petit carnet personnel. Le JEU apporte même quelques améliorations aux SELs en démontrant que l'on doit apprendre à maîtriser la création des unités d'échange et l'ajuster à la création des richesses.
dimanche 3 août 2008
La naissance des SELS et du JEU
Texte de Daniel Fargeas, tél. 04 68 29 40 89 ou daniel.fargeas@no-log.org
Le système des LETS est présenté en France en aout 94 par un représentant des LETS anglais lors d’une rencontre sur le thème de l’argent à Viols le Fort dans l’Hérault. Patrice Burger avait fait venir d’Angleterre un anglais pour nous parler de cette innovation: les systèmes d’échange locaux. Pour conclure un échange, celui qui recevait un service donnait en compensation à son partenaire un “bon d’échange” tout semblable à un chèque. Ce chèque était ensuite envoyé par lettre à un comptable qui traduisait à la main, dans son grand livre, cette information sur les comptes des partenaires.
J’avais en mémoire, depuis des années, le dessin de “l’Ile des Naufragés” de Louis Even. On y voit des petits personnages en combinaison de travail, devant un tableau noir. Ils réinventent la monnaie en notant publiquement les comptes de leurs échanges. J’ai essayé d’expliquer ce principe à un membre du C.A. (comité d'administration) du SEL de l’Ariège. La suggestion n’est pas passée. J’ai ensuite présenté l’idée à Jean Rocheron, président du SEL 66 au début de l’année 95.
Jean Rocheron vient me trouver un matin et me dit: “alors on la sort cette feuille de compte?” Nous nous sommes assis devant l’ordinateur et Jean a trouvé le nom “Feuille de richesse” . Cette feuille comportait une dizaine de lignes pour noter autant d'échanges.
Quand une feuille de compte personnelle était pleine, son propriétaire la postait au comptable qui devait la retranscrire sur le livre de compte de l’association.
3 Histoires de comptables
Notre premier comptable du SEL 66 recevait ces feuilles de compte à l’adresse de sa boite postale personnelle. Il avait quelque peine à mettre de l’ordre dans ses papiers. Les feuilles voltigeaient, éparses, sur la plage arrière et les sièges de sa voiture... Il n’arrivait pas à nous donner les comptes des partenaires. Les membres du C.A. étaient consternés. Ils se sont concertés puis ont demandé au comptable de rendre les feuilles. Notre héros nous a répondu que c’était “son SEL” et a refusé pendant des mois de transmettre les documents. Puis il a déclaré, devant la préfecture, avec sa femme, une association portant le même nom que la nôtre, SEL 66. La nôtre était “de fait”ou “non déclarée”. Sans doute a-t-il a essayé de recruter des adhérents en passant une annonce dans un journal local. Un jour j’ai reçu, d’un correspondant anonyme, une enveloppe pleine d’une dizaine de réponses à (publiée dans le journal local "El Punt", si je me souviens bien). J’ai rappelé ces dix personnes par téléphone. Il est apparu qu’elles avaient assimilé le système à un troc direct et aucune n’a été assez motivée pour payer les 20 F, demandés alors, pour inscrire son annonce dans le bulletin du réseau. Les feuilles de compte ont été enfin a peu près toutes récupérées grâce à notre ami Dan, un pilier du SEL qui s’est improvisé médiateur. Ça nous a bien occupé en C.A. pendant des mois et détourné des vraies questions.
A la fin du printemps 95, nous avons reçu la visite de deux membres du LETS de Brighton. Ils ont éclaté de rire en entendant notre histoire : leur comptable exigeait pour rendre les comptes que tout son travail lui soit payé en livres Sterling ... Tous les pacifistes et non violents de Brighton se sont mobilisés pour faire entendre raison à cet homme, sans beaucoup de succès à l’époque où nous en parlions.
Notre second comptable avait un esprit très pratique. Il participait régulièrement à toutes les réunions du Conseil d’administration. C’était souvent chez lui. Les réunions étaient “payées” en unités aux membres qui y participaient. SI je me rappelle bien, c’était de l’ordre de 150 unités par séance. C'était peu si l'on pense que les participants venaient de loin et que la séance durait plusieurs heures. C'était beaucoup, si l'on comptait 10 participants par séance, soit 1500 unités créées et injectées dans le réseau. Plus tard, je me suis demandé qu’elle était la richesse que recevait le réseau en échange . J’ai commencé à penser que le réseau se faisait pirater tout doucement par une équipe d’apprentis administrateurs...
Je rencontrais également souvent notre comptable lors de “bourses d’échange”. Il ne perdait pas de temps. Il était à l’affut et raflait tous les outils. Comme nous nous connaissions depuis longtemps, Il m’a confié : “Les outils, ça sert toujours”. Il les a entassé dans la cave de son immeuble pendant plusieurs années, puis à quitté le département...
Une histoire de fourmis
Nous arrivons en 97. Je vois à la télé une émission sur les fourmis. Les fourmis échangent des informations en frottant leurs antennes. Le commentateur explique que l’ordre s’installe dans la colonie par cet échange sans qu’il y ait besoin d’un centre et d’une hiérarchie...
L’idée fait sans doute son chemin. Un matin, je me réveille avec cette pensée: “introduis une case de plus sur ta feuille de compte sur laquelle tu noteras le solde de ton partenaire, et une autre case où tu noteras ses coordonnées. Et ton partenaire fera de même. Vous échangerez une information comme font les fourmis Si l’un de vous perd son carnet il peut retrouver son solde sur le carnet du partenaire. Le centre comptable n’est plus nécessaire....
Et, conséquence totalement inattendue, s’il n’y a plus de centre, il n’y a plus de frontière. Chacun peut se promener partout avec son petit carnet. Il peut faire des échanges où qu'il soit et visualiser son solde en temps réel. Il n'a plus d’excuse pour avoir un solde en négatif, c'est à dire pour consommer plus qu'il ne produit, véritable plaie des SELs. Nous pourrons examiner cet aspect en détail si vous me postez des commentaires.
Cette nouvelle feuille, "façon fourmis" est présentée à la rencontre des Vans en été 97.
Un participant à cette rencontre passe aussitôt me voir à Vingrau. Nous passons l’après-midi à échanger quelques idées et à cueillir des amandes.
Quelques jours plus tard je reçois un carnet de mon amateur d’amandes (il souhaite garder l’anonymat). Les cases vierges de ma feuille sont ont été l'objet d'un relooking intégrées qu'elles sont maintenant dans les pages d’un carnet de format semblable à celui d’un livret d’épargne. Quel luxe!
Je pond un texte pour présenter l’ensemble de l’idée. Ma correctrice en orthographe a l’idée de nommer ce système. Elle prend son dictionnaire et trouve le sigle J.E.U., Jardin d’Echange Universel. Ça sonne bien et j’adopte le mot dans une présentation en 4 pages que j’envoie en janvier 98 à tous les SELs de France.
Quelques temps après je reçois la visite de Roland Carbone. Nous faisons ensemble une promenade sur les petits chemins qui déservent les vignes autour de Vingrau. Nous identifions au passage quelques plantes sauvages. Roland pointe du doigt “l’herbe des Chtrounfs”, la salspareille. Effectivement les jeunes pousses de salspareille qui poussent après la pluie, au printemps, sont tendres et délicieuses et font de bonnes soupes et de bonnes salades.
Un peu plus tard, Roland cré “La Route de stages”. C’est aussi un bon outil de rencontre universel
C’est aussi l’époque où nait un peu plus tard, la “Route des SELs”
Avec le JEU, c’est l’individu qui se retrouve au centre . J'expose cette idée à Ghislaine Lanctôt et le carnet qui va avec, au cours d’un de ses séminaires en France. Ghislaine est l’auteur de plusieurs livres et conférences dont le best-seller “La mafia médicale”. De retour au Québec, Ghislaine présente le JEU dans ses conférences et dans ses livres (Voir http://www.personocratia.com/). Un groupe JEU de quelques centaines de personnes, se forme au Québec (entre autres site: www.monjeu.net)
Le développement du JEU est assez silencieux. De nombreux utilisateurs de carnet se manifestent au hasard des rencontres ou des coups de téléphone, J’apprend que certains SELs se servent d’une “feuille de richesses”, ou d’un carnet, depuis plusieurs années....
Aujourd’hui, en Août 2008, avec Internet on a une vision de cette progression. On obtient 57900 réponses en tapant “Jardin d’Échange Universel” sur Google. Un grand merci à tous les Webmasters qui participent à la diffusion des idées du JEU. Le court article, mis en ligne en mars 2004, ainsi référencé: www.sel-terre.info/article_pdf.php3?id_article=132 , est toujours d’actualité. On peut aussi allez voir http://www.sel-terre.info/article.php3?id_article=9#top
Les moyens d’échange disponibles sont listés sur : http://sel.leforum.eu/t85-CR-activites-2006-atelier et vous pouvez également bien sûr consulter le blog que je tiens à cette adresse: http://www.monnaiesassociatives.blogspot.com/
A propos de blog, connaissez-vous un blog où l’on puisse intervenir clairement sur le sommaire pour avoir une vision panoramique des titres des articles et pas seulement des dates comme c’est le cas pour “blogspot” de GOOGLE. Merci pour votre attention et pour vos commentaires
Le système des LETS est présenté en France en aout 94 par un représentant des LETS anglais lors d’une rencontre sur le thème de l’argent à Viols le Fort dans l’Hérault. Patrice Burger avait fait venir d’Angleterre un anglais pour nous parler de cette innovation: les systèmes d’échange locaux. Pour conclure un échange, celui qui recevait un service donnait en compensation à son partenaire un “bon d’échange” tout semblable à un chèque. Ce chèque était ensuite envoyé par lettre à un comptable qui traduisait à la main, dans son grand livre, cette information sur les comptes des partenaires.
J’avais en mémoire, depuis des années, le dessin de “l’Ile des Naufragés” de Louis Even. On y voit des petits personnages en combinaison de travail, devant un tableau noir. Ils réinventent la monnaie en notant publiquement les comptes de leurs échanges. J’ai essayé d’expliquer ce principe à un membre du C.A. (comité d'administration) du SEL de l’Ariège. La suggestion n’est pas passée. J’ai ensuite présenté l’idée à Jean Rocheron, président du SEL 66 au début de l’année 95.
Jean Rocheron vient me trouver un matin et me dit: “alors on la sort cette feuille de compte?” Nous nous sommes assis devant l’ordinateur et Jean a trouvé le nom “Feuille de richesse” . Cette feuille comportait une dizaine de lignes pour noter autant d'échanges.
Quand une feuille de compte personnelle était pleine, son propriétaire la postait au comptable qui devait la retranscrire sur le livre de compte de l’association.
3 Histoires de comptables
Notre premier comptable du SEL 66 recevait ces feuilles de compte à l’adresse de sa boite postale personnelle. Il avait quelque peine à mettre de l’ordre dans ses papiers. Les feuilles voltigeaient, éparses, sur la plage arrière et les sièges de sa voiture... Il n’arrivait pas à nous donner les comptes des partenaires. Les membres du C.A. étaient consternés. Ils se sont concertés puis ont demandé au comptable de rendre les feuilles. Notre héros nous a répondu que c’était “son SEL” et a refusé pendant des mois de transmettre les documents. Puis il a déclaré, devant la préfecture, avec sa femme, une association portant le même nom que la nôtre, SEL 66. La nôtre était “de fait”ou “non déclarée”. Sans doute a-t-il a essayé de recruter des adhérents en passant une annonce dans un journal local. Un jour j’ai reçu, d’un correspondant anonyme, une enveloppe pleine d’une dizaine de réponses à (publiée dans le journal local "El Punt", si je me souviens bien). J’ai rappelé ces dix personnes par téléphone. Il est apparu qu’elles avaient assimilé le système à un troc direct et aucune n’a été assez motivée pour payer les 20 F, demandés alors, pour inscrire son annonce dans le bulletin du réseau. Les feuilles de compte ont été enfin a peu près toutes récupérées grâce à notre ami Dan, un pilier du SEL qui s’est improvisé médiateur. Ça nous a bien occupé en C.A. pendant des mois et détourné des vraies questions.
A la fin du printemps 95, nous avons reçu la visite de deux membres du LETS de Brighton. Ils ont éclaté de rire en entendant notre histoire : leur comptable exigeait pour rendre les comptes que tout son travail lui soit payé en livres Sterling ... Tous les pacifistes et non violents de Brighton se sont mobilisés pour faire entendre raison à cet homme, sans beaucoup de succès à l’époque où nous en parlions.
Notre second comptable avait un esprit très pratique. Il participait régulièrement à toutes les réunions du Conseil d’administration. C’était souvent chez lui. Les réunions étaient “payées” en unités aux membres qui y participaient. SI je me rappelle bien, c’était de l’ordre de 150 unités par séance. C'était peu si l'on pense que les participants venaient de loin et que la séance durait plusieurs heures. C'était beaucoup, si l'on comptait 10 participants par séance, soit 1500 unités créées et injectées dans le réseau. Plus tard, je me suis demandé qu’elle était la richesse que recevait le réseau en échange . J’ai commencé à penser que le réseau se faisait pirater tout doucement par une équipe d’apprentis administrateurs...
Je rencontrais également souvent notre comptable lors de “bourses d’échange”. Il ne perdait pas de temps. Il était à l’affut et raflait tous les outils. Comme nous nous connaissions depuis longtemps, Il m’a confié : “Les outils, ça sert toujours”. Il les a entassé dans la cave de son immeuble pendant plusieurs années, puis à quitté le département...
Une histoire de fourmis
Nous arrivons en 97. Je vois à la télé une émission sur les fourmis. Les fourmis échangent des informations en frottant leurs antennes. Le commentateur explique que l’ordre s’installe dans la colonie par cet échange sans qu’il y ait besoin d’un centre et d’une hiérarchie...
L’idée fait sans doute son chemin. Un matin, je me réveille avec cette pensée: “introduis une case de plus sur ta feuille de compte sur laquelle tu noteras le solde de ton partenaire, et une autre case où tu noteras ses coordonnées. Et ton partenaire fera de même. Vous échangerez une information comme font les fourmis Si l’un de vous perd son carnet il peut retrouver son solde sur le carnet du partenaire. Le centre comptable n’est plus nécessaire....
Et, conséquence totalement inattendue, s’il n’y a plus de centre, il n’y a plus de frontière. Chacun peut se promener partout avec son petit carnet. Il peut faire des échanges où qu'il soit et visualiser son solde en temps réel. Il n'a plus d’excuse pour avoir un solde en négatif, c'est à dire pour consommer plus qu'il ne produit, véritable plaie des SELs. Nous pourrons examiner cet aspect en détail si vous me postez des commentaires.
Cette nouvelle feuille, "façon fourmis" est présentée à la rencontre des Vans en été 97.
Un participant à cette rencontre passe aussitôt me voir à Vingrau. Nous passons l’après-midi à échanger quelques idées et à cueillir des amandes.
Quelques jours plus tard je reçois un carnet de mon amateur d’amandes (il souhaite garder l’anonymat). Les cases vierges de ma feuille sont ont été l'objet d'un relooking intégrées qu'elles sont maintenant dans les pages d’un carnet de format semblable à celui d’un livret d’épargne. Quel luxe!
Je pond un texte pour présenter l’ensemble de l’idée. Ma correctrice en orthographe a l’idée de nommer ce système. Elle prend son dictionnaire et trouve le sigle J.E.U., Jardin d’Echange Universel. Ça sonne bien et j’adopte le mot dans une présentation en 4 pages que j’envoie en janvier 98 à tous les SELs de France.
Quelques temps après je reçois la visite de Roland Carbone. Nous faisons ensemble une promenade sur les petits chemins qui déservent les vignes autour de Vingrau. Nous identifions au passage quelques plantes sauvages. Roland pointe du doigt “l’herbe des Chtrounfs”, la salspareille. Effectivement les jeunes pousses de salspareille qui poussent après la pluie, au printemps, sont tendres et délicieuses et font de bonnes soupes et de bonnes salades.
Un peu plus tard, Roland cré “La Route de stages”. C’est aussi un bon outil de rencontre universel
C’est aussi l’époque où nait un peu plus tard, la “Route des SELs”
Avec le JEU, c’est l’individu qui se retrouve au centre . J'expose cette idée à Ghislaine Lanctôt et le carnet qui va avec, au cours d’un de ses séminaires en France. Ghislaine est l’auteur de plusieurs livres et conférences dont le best-seller “La mafia médicale”. De retour au Québec, Ghislaine présente le JEU dans ses conférences et dans ses livres (Voir http://www.personocratia.com/). Un groupe JEU de quelques centaines de personnes, se forme au Québec (entre autres site: www.monjeu.net)
Le développement du JEU est assez silencieux. De nombreux utilisateurs de carnet se manifestent au hasard des rencontres ou des coups de téléphone, J’apprend que certains SELs se servent d’une “feuille de richesses”, ou d’un carnet, depuis plusieurs années....
Aujourd’hui, en Août 2008, avec Internet on a une vision de cette progression. On obtient 57900 réponses en tapant “Jardin d’Échange Universel” sur Google. Un grand merci à tous les Webmasters qui participent à la diffusion des idées du JEU. Le court article, mis en ligne en mars 2004, ainsi référencé: www.sel-terre.info/article_pdf.php3?id_article=132 , est toujours d’actualité. On peut aussi allez voir http://www.sel-terre.info/article.php3?id_article=9#top
Les moyens d’échange disponibles sont listés sur : http://sel.leforum.eu/t85-CR-activites-2006-atelier et vous pouvez également bien sûr consulter le blog que je tiens à cette adresse: http://www.monnaiesassociatives.blogspot.com/
A propos de blog, connaissez-vous un blog où l’on puisse intervenir clairement sur le sommaire pour avoir une vision panoramique des titres des articles et pas seulement des dates comme c’est le cas pour “blogspot” de GOOGLE. Merci pour votre attention et pour vos commentaires
vendredi 20 juin 2008
Citations extraites du site http://fragments-diffusion.chez-alice.fr/ de Janpier Dutrieux
Citations extraites du site http://fragments-diffusion.chez-alice.fr/ de Janpier Dutrieux
Correspondance : janpier.dutrieux@worldonline.fr
David Ricardo, Principes d’économie politique. « Dans le cas de la création monétaire l’avantage serait toujours pour ceux qui émettraient la monnaie de crédit ; et comme le gouvernement représente la nation, la nation aurait épargné l’impôt, si elle, et non la banque, avait fait elle-même l’émission de cette monnaie... Le public aurait un intérêt direct à ce que ce fût l’Etat, et non une compagnie de marchands ou de banquiers, qui fit cette émission ».
Abraham Lincoln « La puissance d'argent fait sa proie de la nation en temps de paix et conspire contre elle en temps d'adversité. Elle est plus despotique que la monarchie, plus insolente que l'autocratie, plus égoïste que la bureaucratie. (...) Les groupes financiers et industriels sont devenus tout puissants, il s'ensuivra une ère de corruption aux postes élevés et la puissance d'argent du pays cherchera à prolonger son règne en utilisant les préjugés du peuple jusqu'à ce que la fortune soit concentrée en un petit nombre de mains et la république détruite »
Clément Juglar (Les crises commerciales). « Qu’est-ce que le crédit, sinon le simple pouvoir d’acheter en échange d’une promesse de payer ? La fonction d’une banque ou d’un banquier est d’acheter des dettes avec des promesses à payer.... La pratique seule du crédit amène ainsi par l’abus qu’on est porté à en faire, aux crises commerciales.... Le crédit est le principal moteur, il donne l’impulsion ; c’est lui qui, par la signature d’un simple effet de commerce, d’une lettre de change, donne une puissance d’achat qui parait illimitée. »
Irving Fisher (100 % money). « Le fait de faire revivre maintenant l’ancien système de couverture intégrale des dépôts (...) empêcherait effectivement l’inflation et la déflation suscitées par notre système actuel, c’est-à-dire stopperait effectivement la création et la destruction irresponsables de monnaie par nos milliers de banques commerciales qui agissent aujourd’hui comme autant d’instituts privés d’émission (...).
L’essence du plan 100 % monnaie est de rendre la monnaie indépendante des prêts, c’est à dire de séparer le processus de création et de destruction de monnaie du prêt aux affaires »
Maurice Allais, Prix Nobel d’économie 1988 (La réforme monétaire 1976). « Le jugement éthique porté sur le mécanisme du crédit bancaire s'est profondément modifié au cours des siècles. (...) A l'origine, le principe du crédit reposait sur une couverture intégrale des dépôts. (...) Ce n'est que vers le XVII e siècle, avec l'apparition des billets de banque, que les banques abandonnèrent progressivement ce principe. Mais ce fut dans le plus grand secret et à l'insu du public » (...) «'En abandonnant au secteur bancaire le droit de créer de la monnaie, l'Etat s'est privé en moyenne d'un pouvoir d'achat annuel représentant environ 5,2 % du revenu national »
Correspondance : janpier.dutrieux@worldonline.fr
David Ricardo, Principes d’économie politique. « Dans le cas de la création monétaire l’avantage serait toujours pour ceux qui émettraient la monnaie de crédit ; et comme le gouvernement représente la nation, la nation aurait épargné l’impôt, si elle, et non la banque, avait fait elle-même l’émission de cette monnaie... Le public aurait un intérêt direct à ce que ce fût l’Etat, et non une compagnie de marchands ou de banquiers, qui fit cette émission ».
Abraham Lincoln « La puissance d'argent fait sa proie de la nation en temps de paix et conspire contre elle en temps d'adversité. Elle est plus despotique que la monarchie, plus insolente que l'autocratie, plus égoïste que la bureaucratie. (...) Les groupes financiers et industriels sont devenus tout puissants, il s'ensuivra une ère de corruption aux postes élevés et la puissance d'argent du pays cherchera à prolonger son règne en utilisant les préjugés du peuple jusqu'à ce que la fortune soit concentrée en un petit nombre de mains et la république détruite »
Clément Juglar (Les crises commerciales). « Qu’est-ce que le crédit, sinon le simple pouvoir d’acheter en échange d’une promesse de payer ? La fonction d’une banque ou d’un banquier est d’acheter des dettes avec des promesses à payer.... La pratique seule du crédit amène ainsi par l’abus qu’on est porté à en faire, aux crises commerciales.... Le crédit est le principal moteur, il donne l’impulsion ; c’est lui qui, par la signature d’un simple effet de commerce, d’une lettre de change, donne une puissance d’achat qui parait illimitée. »
Irving Fisher (100 % money). « Le fait de faire revivre maintenant l’ancien système de couverture intégrale des dépôts (...) empêcherait effectivement l’inflation et la déflation suscitées par notre système actuel, c’est-à-dire stopperait effectivement la création et la destruction irresponsables de monnaie par nos milliers de banques commerciales qui agissent aujourd’hui comme autant d’instituts privés d’émission (...).
L’essence du plan 100 % monnaie est de rendre la monnaie indépendante des prêts, c’est à dire de séparer le processus de création et de destruction de monnaie du prêt aux affaires »
Maurice Allais, Prix Nobel d’économie 1988 (La réforme monétaire 1976). « Le jugement éthique porté sur le mécanisme du crédit bancaire s'est profondément modifié au cours des siècles. (...) A l'origine, le principe du crédit reposait sur une couverture intégrale des dépôts. (...) Ce n'est que vers le XVII e siècle, avec l'apparition des billets de banque, que les banques abandonnèrent progressivement ce principe. Mais ce fut dans le plus grand secret et à l'insu du public » (...) «'En abandonnant au secteur bancaire le droit de créer de la monnaie, l'Etat s'est privé en moyenne d'un pouvoir d'achat annuel représentant environ 5,2 % du revenu national »
mercredi 18 juin 2008
Sites cités dans le livre "La dette publique, une affaire rentable"
http://www.fauxmonnayeurs.org
http://www.10mensonges.org
http://www.thetransitioner.org/
http://www.sol-reseau.org/
http://etienne.chouard.free.fr/Europe/forum/index.php?2007/05/01/72-non-ce-n-est-pas-trop-cher-le-financement-des-besoins-collectifs-est-rendu-sciement-ruineux
http://fragments-diffusion.chez-alice.fr/
http://www.bigbangblog.net/article.php3?id_article=604
Une quinzaine d'autres sites et leurs auteurs, sont cités dans cet indispensable petit livre .....
lundi 9 juin 2008
Une monnaie de secours , le Wir en Suisse
Né en 1934, le réseau Wir, compte 60 000 participants aujourd’hui en Suisse.
Extraits d’un texte de Pierre-François Besson publié en février 2005 dans Swissinfo,
(http://www.swissinfo.ch/fre/swissinfo.html?siteSect=105&sid=5526380)
Des nombreuses expériences de réseaux d’échange lancées dans les années trente, le système wir est sans doute l’unique survivant.
Le système wir est né au plus fort de la crise économique et monétaire des années trente. En 1934, devant la pénurie d’argent liquide, deux petits artisans zurichois mettent en place un système parallèle pour assurer la survie de leurs échanges.
Ces hommes s’inspirent de plusieurs penseurs. De la théorie de la privatisation de la monnaie de Friedrich Von Hayek et de celle de l’argent neutre de Silvio Gesell notamment. D’où, aujourd’hui encore, l’absence de rémunération sur les avoirs en wirs
Hervé Dubois, le porte-parole de la banque WIR met cette réussite sur le compte de sa licence bancaire. «Sans la possibilité d’octroyer des crédits, le système n’aurait pas survécu»
Un bon cinquième des petites et moyennes entreprises (PME) paient leurs fournisseurs, leur charges et leurs investissements en wirs. Au moins partiellement.
L’an dernier, le chiffre d’affaires cumulé réalisé en wirs uniquement a atteint l’équivalent de 1,7 milliard de francs. Une progression de 4,2%, après dix ans de décrue due à la mauvaise santé du secteur de la construction, poids lourd de cette économie originale.
Très concrètement, la galaxie wir est un système monétaire privé, travaillant en circuit fermé. Une sorte de troc amélioré où, au lieu d’échanger des produits ou des heures de travail, les PME utilisent une unité de compte ancrée au franc suisse.
Au sommet du système: la banque coopérative WIR, basée à Bâle et présente dans plusieurs villes du pays. Travaillant sous le contrôle de la Banque nationale suisse (BNS), cet établissement émet et gouverne l’argent wir, un peu à la manière d’une banque centrale.
Le carburant d’une économie
La banque WIR gère le trafic des paiements des participants au système. Pour ce service, elle empoche 1% maximum du montant de chaque transaction. Elle octroie également des crédits très bon marché en wirs. Le carburant de cette économie.
C’est en effet à travers ses crédits aux PME que la banque injecte les wirs échangés ensuite par les participants au système. Pour cela, elle a besoin de se couvrir en attirant les dépôts en francs suisses de nouveaux participants. (l'auteur de cet article, n'apporte ici aucune justification de cette affirmation qui me parait très contestable. Note de Daniel Fargeas)
«Ces dernières années, la banque WIR a mené une politique agressive d’acquisition de clients», constate Sergio Rossi, spécialiste de la théorie monétaire à l’Université de Fribourg.
«Sur le plan théorique, poursuit l’économiste, la banque WIR s’inscrit dans un fonctionnement courant. Plus elle aura de dépôts, plus elle pourra offrir de crédits à des taux intéressants.»
Une clientèle supplémentaire
«Je participe depuis 20 ans, indique Yvette Mettler, fleuriste à Lausanne. Le système m’apporte une clientèle supplémentaire qui se déplace, car elle a des wirs à dépenser.»
«Ce n’est pas nous qui cherchons le client, c’est le client qui nous cherche, reprend Ronald Steinhauer, agenceur de cuisines en Suisse romande. Mon objectif est marketing. Les wirs élargissent mon cercle de clients. Certains m’appellent de Suisse alémanique. Ils ne seraient jamais venus sans ce système. Je n’y vois que des avantages.»
Un trop plein d’unités Wir
Encore faut-il ne pas avoir la main trop lourde. Certaines PME se retrouvent en effet noyées sous les wirs dont elles ne savent comment se défaire. Elles optent alors parfois pour le marché noir du wir, où leurs chèques leur sont repris à vil prix.
«Ce marché noir est très néfaste, explique Hervé Dubois. Il rend plus difficile le contrôle de la masse monétaire du système. Nous excluons régulièrement des participants wir qu’on attrape à acheter ou à vendre des wirs.»
CONTEXTE
- Le système monétaire wir représente 1% de la masse monétaire (M1 – billets et monnaie en circulation) en francs suisses. Géré correctement, il n’a pas d‘impact sur la stabilité macroéconomique et financière en Suisse, estime l’économiste Sergio Rossi. (Voir lien en bas de l’artcle)
- L’inflation est par contre possible au sein même du système. Dans les années septante, une surabondance de wirs a poussé la banque WIR a augmenter ses taux, comme n’importe quelle banque centrale.
FAITS MARQUANTS
60'000 PME helvétiques participent au système monétaire parallèle wir.
Dont 3000 en Suisse romande.
En 2004, la banque a progressé de 12,1% à 9,5 millions de francs pour une somme du bilan en hausse de 17,9% à 2,81 milliards de francs.
Le chiffre d’affaires cumulé des participants wir a atteint l’équivalent de 1,7 milliards de francs.
Dont 58 millions en Suisse romande et moins encore au Tessin, deux régions d’implantation plus récentes du système.
Le secteur du bâtiment «pèse» un tiers de cette économie.
Plus de 800 millions de wirs (équivalent en francs suisses) sont en circulation.
LIENS
* La Banque WIR:
http://www.wir.ch/index.cfm?DC86BF333C1811D6B9950001020761E5&o_lang_id=8
* Sergio Rossi sur le site de l’Université de Fribourg:
http://www.unifr.ch/mapom/fr
Extraits d’un texte de Pierre-François Besson publié en février 2005 dans Swissinfo,
(http://www.swissinfo.ch/fre/swissinfo.html?siteSect=105&sid=5526380)
Des nombreuses expériences de réseaux d’échange lancées dans les années trente, le système wir est sans doute l’unique survivant.
Le système wir est né au plus fort de la crise économique et monétaire des années trente. En 1934, devant la pénurie d’argent liquide, deux petits artisans zurichois mettent en place un système parallèle pour assurer la survie de leurs échanges.
Ces hommes s’inspirent de plusieurs penseurs. De la théorie de la privatisation de la monnaie de Friedrich Von Hayek et de celle de l’argent neutre de Silvio Gesell notamment. D’où, aujourd’hui encore, l’absence de rémunération sur les avoirs en wirs
Hervé Dubois, le porte-parole de la banque WIR met cette réussite sur le compte de sa licence bancaire. «Sans la possibilité d’octroyer des crédits, le système n’aurait pas survécu»
Un bon cinquième des petites et moyennes entreprises (PME) paient leurs fournisseurs, leur charges et leurs investissements en wirs. Au moins partiellement.
L’an dernier, le chiffre d’affaires cumulé réalisé en wirs uniquement a atteint l’équivalent de 1,7 milliard de francs. Une progression de 4,2%, après dix ans de décrue due à la mauvaise santé du secteur de la construction, poids lourd de cette économie originale.
Très concrètement, la galaxie wir est un système monétaire privé, travaillant en circuit fermé. Une sorte de troc amélioré où, au lieu d’échanger des produits ou des heures de travail, les PME utilisent une unité de compte ancrée au franc suisse.
Au sommet du système: la banque coopérative WIR, basée à Bâle et présente dans plusieurs villes du pays. Travaillant sous le contrôle de la Banque nationale suisse (BNS), cet établissement émet et gouverne l’argent wir, un peu à la manière d’une banque centrale.
Le carburant d’une économie
La banque WIR gère le trafic des paiements des participants au système. Pour ce service, elle empoche 1% maximum du montant de chaque transaction. Elle octroie également des crédits très bon marché en wirs. Le carburant de cette économie.
C’est en effet à travers ses crédits aux PME que la banque injecte les wirs échangés ensuite par les participants au système. Pour cela, elle a besoin de se couvrir en attirant les dépôts en francs suisses de nouveaux participants. (l'auteur de cet article, n'apporte ici aucune justification de cette affirmation qui me parait très contestable. Note de Daniel Fargeas)
«Ces dernières années, la banque WIR a mené une politique agressive d’acquisition de clients», constate Sergio Rossi, spécialiste de la théorie monétaire à l’Université de Fribourg.
«Sur le plan théorique, poursuit l’économiste, la banque WIR s’inscrit dans un fonctionnement courant. Plus elle aura de dépôts, plus elle pourra offrir de crédits à des taux intéressants.»
Une clientèle supplémentaire
«Je participe depuis 20 ans, indique Yvette Mettler, fleuriste à Lausanne. Le système m’apporte une clientèle supplémentaire qui se déplace, car elle a des wirs à dépenser.»
«Ce n’est pas nous qui cherchons le client, c’est le client qui nous cherche, reprend Ronald Steinhauer, agenceur de cuisines en Suisse romande. Mon objectif est marketing. Les wirs élargissent mon cercle de clients. Certains m’appellent de Suisse alémanique. Ils ne seraient jamais venus sans ce système. Je n’y vois que des avantages.»
Un trop plein d’unités Wir
Encore faut-il ne pas avoir la main trop lourde. Certaines PME se retrouvent en effet noyées sous les wirs dont elles ne savent comment se défaire. Elles optent alors parfois pour le marché noir du wir, où leurs chèques leur sont repris à vil prix.
«Ce marché noir est très néfaste, explique Hervé Dubois. Il rend plus difficile le contrôle de la masse monétaire du système. Nous excluons régulièrement des participants wir qu’on attrape à acheter ou à vendre des wirs.»
CONTEXTE
- Le système monétaire wir représente 1% de la masse monétaire (M1 – billets et monnaie en circulation) en francs suisses. Géré correctement, il n’a pas d‘impact sur la stabilité macroéconomique et financière en Suisse, estime l’économiste Sergio Rossi. (Voir lien en bas de l’artcle)
- L’inflation est par contre possible au sein même du système. Dans les années septante, une surabondance de wirs a poussé la banque WIR a augmenter ses taux, comme n’importe quelle banque centrale.
FAITS MARQUANTS
60'000 PME helvétiques participent au système monétaire parallèle wir.
Dont 3000 en Suisse romande.
En 2004, la banque a progressé de 12,1% à 9,5 millions de francs pour une somme du bilan en hausse de 17,9% à 2,81 milliards de francs.
Le chiffre d’affaires cumulé des participants wir a atteint l’équivalent de 1,7 milliards de francs.
Dont 58 millions en Suisse romande et moins encore au Tessin, deux régions d’implantation plus récentes du système.
Le secteur du bâtiment «pèse» un tiers de cette économie.
Plus de 800 millions de wirs (équivalent en francs suisses) sont en circulation.
LIENS
* La Banque WIR:
http://www.wir.ch/index.cfm?DC86BF333C1811D6B9950001020761E5&o_lang_id=8
* Sergio Rossi sur le site de l’Université de Fribourg:
http://www.unifr.ch/mapom/fr
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